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Ika La Reine

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Algérie : La densité du trafic et l’entrée des interdits, une psychologie méthodique et conspiratrice relevant de la guerre non déclarée
Préparé par le chercheur Hassouni Mohamed Abdelghani
Le trafic et les interdits en Algérie : une guerre non déclarée et les perspectives de changement

Depuis plusieurs décennies, l'Algérie se trouve confrontée à des défis cruciaux sur divers fronts, allant des sphères politique, économique et sociale. Malgré la diversité de ces défis, le plus dangereux reste cette « guerre non déclarée » qui est menée contre l'État algérien, sous diverses formes mais convergeant toutes vers un même objectif : nuire à la stabilité de l'État et compromettre sa sécurité intérieure, et ainsi détruire les fondements de son développement que son peuple s'efforce de construire. Parmi ces crises, le phénomène du trafic apparaît comme l’un des éléments les plus marquants de cette guerre cachée, où les frontières algériennes sont envahies par des opérations de contrebande massives, transformant ces frontières en passages illégaux menaçant l’ensemble de la société algérienne.

Ces dernières années, l’Algérie, par sa position géographique, est devenue un point névralgique du trafic dans la région de l'Afrique du Nord. Les trafiquants, soutenus par des réseaux internationaux, exploitent les failles sécuritaires des vastes frontières sahariennes pour faire transiter des produits interdits tels que des armes, de la drogue, en plus des biens subventionnés qui inondent les marchés et nuisent à l'économie nationale. Ces activités ne se limitent pas à un gain financier, elles visent également à déstabiliser le pays en alimentant le marché noir et en créant un environnement menaçant pour la sécurité intérieure, ce qui renforce les activités de la criminalité organisée.

Cependant, ce qui rend ce phénomène encore plus dangereux, c’est qu'il ne s'agit pas simplement de contrebande ordinaire, mais d'une stratégie méthodique visant à détruire le tissu social algérien et les valeurs morales sur lesquelles repose la société. L’impact psychologique de ces activités touche chaque individu, semant dans les cœurs un sentiment d’impuissance et incitant les citoyens à perdre confiance dans les institutions nationales. Ce sentiment se renforce avec le temps, alimentant l’idée que des forces cachées œuvrent contre les intérêts et la sécurité du pays, ce qui entraîne une multiplication des crimes, de la drogue et la destruction d'une génération entière de jeunes algériens.

Face à cette situation, la réponse à cette frange déviante qui menace la sécurité nationale nécessite des mesures fermes et résolues. Il ne peut y avoir aucune tolérance ni relâchement face à cette menace, car le trafic n'est pas seulement un crime économique, mais une véritable menace pour la sécurité nationale, avec des répercussions politiques et sociales graves. Par conséquent, la réponse à cette menace doit être forte, sans compromis. L’Algérie a besoin de stratégies sécuritaires nouvelles, avec le renforcement de la capacité de ses institutions à lutter contre ces bandes, en développant des mécanismes modernes pour lutter plus efficacement contre la contrebande. Les solutions traditionnelles ne suffisent plus, et un changement radical dans les sanctions prévues pour ces activités est désormais inévitable.

Dans ce contexte, je crois qu'il est nécessaire de modifier le code pénal afin d'inclure des sanctions plus sévères, avec en tête l'application de la peine de mort dans les cas qui menacent directement la sécurité nationale. Les peines de prison suspendues ne sont plus efficaces dans de telles affaires, car la menace que représentent les réseaux de contrebande nécessite que la loi soit plus stricte et efficace. Les sanctions sévères ne contribueront pas seulement à dissuader les criminels, mais enverront également un message fort à tous ceux qui oseraient porter atteinte à la sécurité de l'Algérie, leur indiquant que l'État ne transigera pas sur l'application de la loi et la protection de ses intérêts suprêmes.

Avec le renforcement des mesures punitives, il est également essentiel d'améliorer les capacités des forces de sécurité et d'intensifier le contrôle de toutes les issues frontalières. Les frontières algériennes, avec leurs vastes zones désertiques, représentent un grand défi sécuritaire qui nécessite une coopération renforcée pour lutter contre les opérations de contrebande de manière plus efficace. De plus, la coopération régionale et internationale dans ce domaine jouera un rôle important dans la réduction de l'impact de ces réseaux transfrontaliers, d'autant plus que la contrebande ne connaît pas de frontières.

En conclusion, il convient de souligner que l'Algérie, par sa position stratégique et son héritage culturel et civilisationnel riche, mérite d’être entourée de toutes les conditions nécessaires à la sécurité et à la stabilité. Le trafic et les interdits représentent une menace majeure pour cet objectif, et c’est pourquoi il est impératif de lutter contre ce phénomène à travers une approche légale stricte, incluant des changements radicaux dans les législations et les politiques sécuritaires. Par conséquent, chaque Algérien doit être pleinement conscient de la gravité de ces menaces et se tenir fermement aux côtés des institutions de l'État dans leur lutte constante contre ce danger imminent qui menace sa sécurité et son avenir.
 
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